WIM DELVOYE (NE EN 1965)
No VAT will be charged on the hammer price, but VA… Read more COLLECTION PARTICULIERE BELGE
WIM DELVOYE (NE EN 1965)

Pierrot

Details
WIM DELVOYE (NE EN 1965)
Pierrot
signé et titré 'W. Delvoye 'Pierrot'' (au dos)
peau de cochon tatouée dans cadre de l'artiste
140 x 100 cm. (55 1/8 x 39 3/8 in.)
Réalisé en 2003.
Un certificat d'authenticité de l'artiste sera remis à l'acquéreur.
Special Notice
No VAT will be charged on the hammer price, but VAT payable at 19.6% (5.5% for books) will be added to the buyer’s premium which is invoiced on a VAT inclusive basis
Further Details
'PIERROT' ; SIGNED AND TITLED ON THE REVERSE ; TATTOED PIG SKIN IN ARTIST FRAME.
Sale Room Notice
Un certificat d'authenticité de l'artiste sera remis à l'acquéreur.
A certificate of authenticity will be delivered to the buyer.

Lot Essay

A la question 'Comment en êtes-vous venu à tatouer des cochons vivants ?', Wim Delvoye répondit lors d'un entretien accordé au Monde (25 Août 2005), 'C'est une vieille histoire qui remonte au début des années 1980. Lors de vacances à Cuba, un ami, Gerardo Mosquera, me dit: 'Tu sais, Fidel Castro parle de libéraliser le régime, mais la seule concession qu'il veut bien faire à la population, c'est de permettre d'avoir un cochon dans chaque maison.'
Avec le communisme, le cochon était un symbole capitaliste, et il n'était pas autorisé dans l'espace privé. C'est vrai qu'on épargne de l'argent avec un cochon. C'est un produit d'accroissement biologique et financier. On attend une plus-value. C'est comme l'oeuvre d'art. Même le meilleur collectionneur en attend une plus-value. S'il ne cherche pas un investissement financier, il cherche une plus-value sociale ou symbolique. Personne ne veut admettre que la force qui est derrière l'art , c'est qu'on peut le posséder. Je paye des tatoueurs pour tatouer des petites peintures sur les cochons. C'est très spécial de tatouer, c'est vraiment anticlasse, sauf chez les crapuleux. Et je montre au monde des oeuvres qui sont tellement vivantes qu'elles doivent être vaccinées... Ca vit, ça bouge, ça va mourir. Tout est réel. L'art vivant, c'est plus résistant que l'art empaillé.


To the question 'What made you tattoo living pigs?', Win Delvoye gave the answer, during an interview with Le Monde (25th August, 2005): 'It is a long story which dates back to the beginning of the 1980s. During a holiday in Cuba, a friend, Gerardo Mosquera, said to me: 'You know, Fidel Castro talks about liberalising the regime, but the only concession he really wants to give to the population is to let them have a pig in each house.'

'Under Communism, the pig was a symbol of capitalism, and was banned from public spaces. It is true that you save money with a pig. It is a product of organic and financial growth. And you expect a profit. That is like a work of art. Even the best collector expects a profit from it. If he is not looking for a financial investment, he is looking for a social or symbolic profit. Nobody wants to admit that the force behind art is that one can process it. I pay artist to tattoo small paintings onto pigs. It is very special to tattoo, it's truly anti-class, except for the idiots. And I show the world works which are so alive they need to be vaccinated... It's alive, it moves, it dies. Everything is real. Living art is more than suffed art.'

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