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Panneau ‘La conquête du cheval’, vers 1935
细节
JEAN DUNAND (1877-1942)
Panneau ‘La conquête du cheval’, vers 1935
Stuc doré à la feuille et laqué / lacquered stucco and gold leaf
154 x 296 cm / 60 ¾ x 116 ½ in
Signé JEAN DUNAND en bas à droite
Panneau ‘La conquête du cheval’, vers 1935
Stuc doré à la feuille et laqué / lacquered stucco and gold leaf
154 x 296 cm / 60 ¾ x 116 ½ in
Signé JEAN DUNAND en bas à droite
来源
Famille de l'artiste.
出版
Pour des variantes du même sujet :
Y. Rambosson, 'Le paquebot Normandie. Héraut de France', Mobilier et Décoration, janvier 1935, p. 267.
B. Foucart, C. Offrey, F. Robichon et C. Villers, Normandie. Queen of the seas, Vendome press, New York, 1985, p. 78.
P. Kjellberg, Art Déco, les maîtres du mobilier, le décor paquebots, les éditions de l'amateur, Paris, 1986, p. 230.
M. Battersby et P. Garner, The decorative thirties, Whitney Library of Design, New York, 1988, p. 41.
F. Marcilhac, Jean Dunand. Vie et oeuvre, les éditions de l'amateur, Paris, 1991, p. 144-147 cité, p. 153, n. 146, p. 316, n. 1087-1091.
Y. Rambosson, 'Le paquebot Normandie. Héraut de France', Mobilier et Décoration, janvier 1935, p. 267.
B. Foucart, C. Offrey, F. Robichon et C. Villers, Normandie. Queen of the seas, Vendome press, New York, 1985, p. 78.
P. Kjellberg, Art Déco, les maîtres du mobilier, le décor paquebots, les éditions de l'amateur, Paris, 1986, p. 230.
M. Battersby et P. Garner, The decorative thirties, Whitney Library of Design, New York, 1988, p. 41.
F. Marcilhac, Jean Dunand. Vie et oeuvre, les éditions de l'amateur, Paris, 1991, p. 144-147 cité, p. 153, n. 146, p. 316, n. 1087-1091.
注意事项
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details.
更多详情
LA CONQUÊTE DU CHEVAL
Lancé en 1935, le Normandie est destiné à être un paquebot sans égal : habillé par les plus importants décorateurs et créateurs français, mais aussi le navire le plus rapide, le plus grand et le plus puissant jamais créé, c’est un véritable tour de force visant à montrer la maîtrise d’une nation.
Conçu dans l’euphorie des années folles, le projet est remis en cause par la Grande dépression : alors que les chantiers de Saint-Nazaire commencent la coque en juin 1931, la compagnie frôle la faillite et le travail doit s’arrêter. Le navire ne doit sa survie qu’à un prêt de l’état français qui voit là un symbole de fierté nationale. Le navire est alors rebaptisé Normandie en hommage à son port d’attache du Havre et en 1933 la superstructure est achevée. L’aménagement du vaisseau peut alors commencer et il est demandé aux créateurs ayant fait sensation lors de l’Exposition Internationale de 1925 de composer un décor à la fois extravagant et raffiné.
Si le Normandie est vu comme le symbole d’une modernité triomphante, il n’en rappelle pas moins la plus grande tradition française : la salle à manger des premières classes, décorée de colonnes de verre de René Lalique, s’étale sur plus de 86 mètres, 13 de plus que la Galerie des Glaces de Versailles. Dans une salle de 700 places sont disposés 45 000 pièces de service Christofle et 50000 verres signés Daum.
L’opulence du grand siècle résonne encore dans le Grand Salon, où dix paires de colonnes ponctuent les parquets dessinés d’après ceux de Versailles.
Avec Dupas, Jean Dunand est l’un des premiers artistes appelés à travailler sur le Normandie. Si Dunand réalise l’impressionnant Char de l’aurore dans le Grand Salon d’après un dessin de Dupas, ce sont les panneaux du fumoir qui constituent le chef d’œuvre de l’artiste.
Pendant plus d’un an, de 6 heures à 2 heures du matin, Dunand travaille sans relâche afin de couvrir les 1200 mètres carrés des panneaux de la salle.
Le projet demande une réorganisation totale des ateliers de Dunand : les besoins de main d’œuvre sont tels que Maurice Charigny et Jean Pascal, ébéniste et dinandier de formation sont reconvertis en mouleurs. Des fosses de 5 mètres de profondeur sont creusées afin de faire passer échafaudages et panneaux et un système de communication à base de sonnettes est monté afin de permettre la coordination des différentes équipes. Pour satisfaire au cahier des charges une nouvelle formule d’enduit est créée, résistant au feu, séchant à l’air libre et ne nécessitant aucun support en bois. Afin d’accommoder les mouvements et légères torsions du bateau, un système d’accrochage à la fois précis et souple est conçu. À l’exception du ponçage et du laquage des tableaux, Jean Dunand se charge de toutes les opérations essentielles, travaillant à la gouge et à la râpe et ne faisant l’impasse sur aucun détail, qu’importe le gigantisme de l’œuvre finale. Restait à déterminer le programme et la composition des panneaux : le thème général, Les Jeux et Joies de l’homme sont déclinés en cinq œuvres : Les Sports, La Pêche, La Chasse, ainsi que deux des sujets présentés dans notre vente : Les Vendanges et la danse et La Conquête du Cheval.
La Conquête du Cheval - la plus noble conquête de l’homme disait Buffon – devient à bord de ce navire le symbole flamboyant, sur fond d’or, de l’homme domptant la nature à l’instar de ce paquebot majestueux et puissant, prodige de la maîtrise et de la technique des hommes, qui domine la mer.
Entre 1935 et 1936, la Galerie Charpentier et la Galerie le Dépôt présentent à Paris trois expositions consacrées aux œuvres de Jean Dunand réalisées pour le Normandie. Pour l’occasion, l’artiste réalise des variantes des œuvres initiales en jouant sur leurs dimensions et adaptant légèrement les compositions. Les panneaux rencontrent alors un immense succès auprès du public et donnent lieu à diverses commandes privées. Certains seront directement offerts à ses plus proches collaborateurs et des personnalités françaises, au premier rang desquels Gaston Doumergue en encore le président Albert Lebrun.
Le panneau que nous présentons ici est la version de 'La Conquête du Cheval', la plus grande jamais présentée sur le marché et connue à ce jour.
LA CONQUÊTE DU CHEVAL
Launched in 1935, the Normandie was designed to be an ocean liner without equal: decorated by the leading French designers and craftsmen, it was also the fastest, largest and most powerful ship ever constructed, a genuine tour de force to demonstrate the mastery of a nation.
Conceived in the euphoria of the Roaring Twenties, the project met setbacks in the Great Depression: as the Saint-Nazaire shipyards began work on the hull in June 1931, the Company was approaching the verge of bankruptcy and the work ground to a halt. The ship only survived thanks to a loan from the French government which saw her as a symbol of national pride. The ship was then renamed Normandie in homage to her home port of Le Havre and in 1933 the superstructure was completed. The ship could now be fitted out and those designers who had caused a sensation at the 1925 International Exhibition were asked to create an interior design that was both lavish and refined.
While the Normandie was seen as the symbol of triumphant modernity, she recalled to no lesser extent the greatest French tradition: the dining hall for first-class passengers, featuring glass columns designed by René Lalique, extended over more than 86 metres, 13 more than the Hall of Mirrors at Versailles. In a room seating 700 were 45,000 items of Christofle tableware and 50,000 Daum glasses.
The opulence of the Grand Siècle [French 17th century] also filled the Grand Salon, where ten pairs of columns lined the flooring which was modelled on that of the Palace of Versailles.
With Dupas, Jean Dunand was one of the first artists invited to work on the Normandie. Although Dunand created the impressive Char de l’Aurore [Chariot of Aurora] in the Grand Salon from a drawing by Dupas, it was the decorative smoking room panels that were the artist's masterpiece.
For more than a year, from 6 o'clock in the morning until 2 o'clock at night, Dunand worked tirelessly to cover the 1,200 square metres of the room's panels. The project called for a total reorganisation of Dunand's workshops: the need for manpower was such that Maurice Charigny and Jean Pascal, cabinetmaker and coppersmith by training, were redeployed as moulders. Trenches of 5 metres deep were dug in order to pass scaffolding and panels, and a system of communication based on bells was set up to allow coordination of the different teams. To meet specifications a new coating formula was created that was resistant to fire, dried in the open air and did not require any wooden support. To accommodate the ship's movements and slight twists, a fastening system was designed that was both precise and flexible. Apart from sanding and lacquering the paintings, Jean Dunand took care of all the essential operations, working with his gouge and rasp, leaving no detail unattended, despite the enormity of scale of the final work. Finally, just the line-up and composition of the panels remained to be determined. The general theme was Les Jeux et Joies de l’Homme [The Amusements and Pleasures of Man], which was divided into five works: Sports, Fishing, Hunting, and two of the subjects presented in this sale - Les Vendanges et la Danse [The Grape Harvest and the Dance] and La Conquête du Cheval [The Conquest of the Horse].
La Conquête du Cheval depicts a mythical, timeless scene: on a sea of gold figures dressed in ancient attire tame nature, perhaps as a reference to the feat of the Normandie, now reigning supreme over the oceans.
Between 1935 and 1936, the Galerie Charpentier and the Galerie le Dépôt put on three exhibitions in Paris on the works done by Jean Dunand for the Normandie. For the occasion the artist created variations, altering the compositions and dimensions of the original works. The panels were extremely popular and gave rise to various private commissions. Others he gave as gifts to his closest colleagues and to French public figures, first and foremost among whom Gaston Doumergue and the President, Albert Lebrun.
The present lot is the biggest version of 'La Conquête du Cheval' ever presented at auction and known to exist.
Lancé en 1935, le Normandie est destiné à être un paquebot sans égal : habillé par les plus importants décorateurs et créateurs français, mais aussi le navire le plus rapide, le plus grand et le plus puissant jamais créé, c’est un véritable tour de force visant à montrer la maîtrise d’une nation.
Conçu dans l’euphorie des années folles, le projet est remis en cause par la Grande dépression : alors que les chantiers de Saint-Nazaire commencent la coque en juin 1931, la compagnie frôle la faillite et le travail doit s’arrêter. Le navire ne doit sa survie qu’à un prêt de l’état français qui voit là un symbole de fierté nationale. Le navire est alors rebaptisé Normandie en hommage à son port d’attache du Havre et en 1933 la superstructure est achevée. L’aménagement du vaisseau peut alors commencer et il est demandé aux créateurs ayant fait sensation lors de l’Exposition Internationale de 1925 de composer un décor à la fois extravagant et raffiné.
Si le Normandie est vu comme le symbole d’une modernité triomphante, il n’en rappelle pas moins la plus grande tradition française : la salle à manger des premières classes, décorée de colonnes de verre de René Lalique, s’étale sur plus de 86 mètres, 13 de plus que la Galerie des Glaces de Versailles. Dans une salle de 700 places sont disposés 45 000 pièces de service Christofle et 50000 verres signés Daum.
L’opulence du grand siècle résonne encore dans le Grand Salon, où dix paires de colonnes ponctuent les parquets dessinés d’après ceux de Versailles.
Avec Dupas, Jean Dunand est l’un des premiers artistes appelés à travailler sur le Normandie. Si Dunand réalise l’impressionnant Char de l’aurore dans le Grand Salon d’après un dessin de Dupas, ce sont les panneaux du fumoir qui constituent le chef d’œuvre de l’artiste.
Pendant plus d’un an, de 6 heures à 2 heures du matin, Dunand travaille sans relâche afin de couvrir les 1200 mètres carrés des panneaux de la salle.
Le projet demande une réorganisation totale des ateliers de Dunand : les besoins de main d’œuvre sont tels que Maurice Charigny et Jean Pascal, ébéniste et dinandier de formation sont reconvertis en mouleurs. Des fosses de 5 mètres de profondeur sont creusées afin de faire passer échafaudages et panneaux et un système de communication à base de sonnettes est monté afin de permettre la coordination des différentes équipes. Pour satisfaire au cahier des charges une nouvelle formule d’enduit est créée, résistant au feu, séchant à l’air libre et ne nécessitant aucun support en bois. Afin d’accommoder les mouvements et légères torsions du bateau, un système d’accrochage à la fois précis et souple est conçu. À l’exception du ponçage et du laquage des tableaux, Jean Dunand se charge de toutes les opérations essentielles, travaillant à la gouge et à la râpe et ne faisant l’impasse sur aucun détail, qu’importe le gigantisme de l’œuvre finale. Restait à déterminer le programme et la composition des panneaux : le thème général, Les Jeux et Joies de l’homme sont déclinés en cinq œuvres : Les Sports, La Pêche, La Chasse, ainsi que deux des sujets présentés dans notre vente : Les Vendanges et la danse et La Conquête du Cheval.
La Conquête du Cheval - la plus noble conquête de l’homme disait Buffon – devient à bord de ce navire le symbole flamboyant, sur fond d’or, de l’homme domptant la nature à l’instar de ce paquebot majestueux et puissant, prodige de la maîtrise et de la technique des hommes, qui domine la mer.
Entre 1935 et 1936, la Galerie Charpentier et la Galerie le Dépôt présentent à Paris trois expositions consacrées aux œuvres de Jean Dunand réalisées pour le Normandie. Pour l’occasion, l’artiste réalise des variantes des œuvres initiales en jouant sur leurs dimensions et adaptant légèrement les compositions. Les panneaux rencontrent alors un immense succès auprès du public et donnent lieu à diverses commandes privées. Certains seront directement offerts à ses plus proches collaborateurs et des personnalités françaises, au premier rang desquels Gaston Doumergue en encore le président Albert Lebrun.
Le panneau que nous présentons ici est la version de 'La Conquête du Cheval', la plus grande jamais présentée sur le marché et connue à ce jour.
LA CONQUÊTE DU CHEVAL
Launched in 1935, the Normandie was designed to be an ocean liner without equal: decorated by the leading French designers and craftsmen, it was also the fastest, largest and most powerful ship ever constructed, a genuine tour de force to demonstrate the mastery of a nation.
Conceived in the euphoria of the Roaring Twenties, the project met setbacks in the Great Depression: as the Saint-Nazaire shipyards began work on the hull in June 1931, the Company was approaching the verge of bankruptcy and the work ground to a halt. The ship only survived thanks to a loan from the French government which saw her as a symbol of national pride. The ship was then renamed Normandie in homage to her home port of Le Havre and in 1933 the superstructure was completed. The ship could now be fitted out and those designers who had caused a sensation at the 1925 International Exhibition were asked to create an interior design that was both lavish and refined.
While the Normandie was seen as the symbol of triumphant modernity, she recalled to no lesser extent the greatest French tradition: the dining hall for first-class passengers, featuring glass columns designed by René Lalique, extended over more than 86 metres, 13 more than the Hall of Mirrors at Versailles. In a room seating 700 were 45,000 items of Christofle tableware and 50,000 Daum glasses.
The opulence of the Grand Siècle [French 17th century] also filled the Grand Salon, where ten pairs of columns lined the flooring which was modelled on that of the Palace of Versailles.
With Dupas, Jean Dunand was one of the first artists invited to work on the Normandie. Although Dunand created the impressive Char de l’Aurore [Chariot of Aurora] in the Grand Salon from a drawing by Dupas, it was the decorative smoking room panels that were the artist's masterpiece.
For more than a year, from 6 o'clock in the morning until 2 o'clock at night, Dunand worked tirelessly to cover the 1,200 square metres of the room's panels. The project called for a total reorganisation of Dunand's workshops: the need for manpower was such that Maurice Charigny and Jean Pascal, cabinetmaker and coppersmith by training, were redeployed as moulders. Trenches of 5 metres deep were dug in order to pass scaffolding and panels, and a system of communication based on bells was set up to allow coordination of the different teams. To meet specifications a new coating formula was created that was resistant to fire, dried in the open air and did not require any wooden support. To accommodate the ship's movements and slight twists, a fastening system was designed that was both precise and flexible. Apart from sanding and lacquering the paintings, Jean Dunand took care of all the essential operations, working with his gouge and rasp, leaving no detail unattended, despite the enormity of scale of the final work. Finally, just the line-up and composition of the panels remained to be determined. The general theme was Les Jeux et Joies de l’Homme [The Amusements and Pleasures of Man], which was divided into five works: Sports, Fishing, Hunting, and two of the subjects presented in this sale - Les Vendanges et la Danse [The Grape Harvest and the Dance] and La Conquête du Cheval [The Conquest of the Horse].
La Conquête du Cheval depicts a mythical, timeless scene: on a sea of gold figures dressed in ancient attire tame nature, perhaps as a reference to the feat of the Normandie, now reigning supreme over the oceans.
Between 1935 and 1936, the Galerie Charpentier and the Galerie le Dépôt put on three exhibitions in Paris on the works done by Jean Dunand for the Normandie. For the occasion the artist created variations, altering the compositions and dimensions of the original works. The panels were extremely popular and gave rise to various private commissions. Others he gave as gifts to his closest colleagues and to French public figures, first and foremost among whom Gaston Doumergue and the President, Albert Lebrun.
The present lot is the biggest version of 'La Conquête du Cheval' ever presented at auction and known to exist.
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La technique utilisée est stuc doré à la feuille et laqué.
The technique used is lacquered stucco and gold leaf.
The technique used is lacquered stucco and gold leaf.