拍品專文
Cette élégante table à écrire signée Charles Topino illustre la variété et la richesse de la production de cet ébéniste reçu maître en 1773. En effet, en lieu et place des attendus vases chinois, théières et autres objets orientaux qui ont contribué à son renom, un délicat treillage de bois clairs et teintés vert vient ceindre notre meuble.
Le choix des essences peut également surprendre pour notre ébéniste du faubourg Saint-Antoine qui a surtout utilisé les bois de rose, de violette, et l’amarante. Sur notre table l’érable alterne avec le charme, et le houx pour les détails. L’ensemble de commodes demi-lune conservé au musée de Baltimore aux marqueteries sur fond de sycomore donnait déjà l’exemple d’un tel choix chez Topino.
Ces deux observations sur le décor et les matériaux nous permettent de rapprocher notre table à écrire des œuvres de Roger Vandercruse, dit Lacroix et de celles de Matthieu-Guillaume Cramer. Ces deux ébénistes ont produit des meubles aux marqueteries à la Reine et aux canons stylistiques similaires à notre meuble à mécanisme. Leurs liens avec Topino ont d’ailleurs été savamment démontrés (S. Barbier Sainte Marie, Charles Topino, Paris, 2005).
Longtemps méconnu ou sous-estimé en dépit de réalisations présentes dans les résidences royales dès le XVIIIe siècle, Charles Topino connait post portem un succès à la hauteur de sa dextérité. De grands collectionneurs tels que Moïse de Camondo, Richard Wallace, Elie Jacquemart et Edouard André l'ont considéré comme l’un des artisans les plus singuliers de l'ébénisterie parisienne. Juan de Beistegui est venu allonger cette liste prestigieuse et conforter cette place de choix qu’occupe désormais Topino chez les amateurs de mobilier du XVIIIe siècle.
Le choix des essences peut également surprendre pour notre ébéniste du faubourg Saint-Antoine qui a surtout utilisé les bois de rose, de violette, et l’amarante. Sur notre table l’érable alterne avec le charme, et le houx pour les détails. L’ensemble de commodes demi-lune conservé au musée de Baltimore aux marqueteries sur fond de sycomore donnait déjà l’exemple d’un tel choix chez Topino.
Ces deux observations sur le décor et les matériaux nous permettent de rapprocher notre table à écrire des œuvres de Roger Vandercruse, dit Lacroix et de celles de Matthieu-Guillaume Cramer. Ces deux ébénistes ont produit des meubles aux marqueteries à la Reine et aux canons stylistiques similaires à notre meuble à mécanisme. Leurs liens avec Topino ont d’ailleurs été savamment démontrés (S. Barbier Sainte Marie, Charles Topino, Paris, 2005).
Longtemps méconnu ou sous-estimé en dépit de réalisations présentes dans les résidences royales dès le XVIIIe siècle, Charles Topino connait post portem un succès à la hauteur de sa dextérité. De grands collectionneurs tels que Moïse de Camondo, Richard Wallace, Elie Jacquemart et Edouard André l'ont considéré comme l’un des artisans les plus singuliers de l'ébénisterie parisienne. Juan de Beistegui est venu allonger cette liste prestigieuse et conforter cette place de choix qu’occupe désormais Topino chez les amateurs de mobilier du XVIIIe siècle.